Déroute des forces progressistes au Pérou et en Colombie

Déroute des forces progressistes au Pérou et en Colombie


Greg Beaune
Clarté – Juillet 2026


En juin, et bien que les résultats définitifs ne soient pas encore disponibles au moment où nous écrivons ces lignes, la vague de populisme d’extrême droite alignée sur les intérêts des États-Unis de Trump, qui prend le contrôle de plusieurs gouvernements d’Amérique latine, s’est poursuivie avec la victoire apparente de Keiko Fujimori, petite-fille du dictateur péruvien comprador du même nom, et d’Alberto de la Espriella, un véritable « Trumpito » à l’image du président fasciste de l’Équateur, Daniel Noboa, respectivement au Pérou et en Colombie.

C’est un véritable désastre pour la « Vague rose 2.0 », qui a vu, ces dernières années, de multiples initiatives social-démocrates progressistes à travers la région subir des défaites électorales et des coups d’État de droite soutenus par les États-Unis, mais aussi par le Canada, laissant la région presque entièrement sous le contrôle de gouvernements alignés sur les États-Unis.

La situation est particulièrement tragique en Colombie, étant donné que le gouvernement précédent était le premier gouvernement progressiste depuis des décennies et qu’il avait réussi à engager le pays sur la voie d’un processus de paix visant à mettre fin à près d’un demi-siècle de guerre civile. Ce processus est désormais en danger de mort. À l’heure où s’intensifient les pressions impérialistes américaines et où la doctrine Monroe est réaffirmée, particulièrement contre Cuba socialiste, les derniers développements électoraux ne sauraient être plus inquiétants.