Les épiciers s’enrichissent, tandis que les salaires des travailleurs baissent

Les épiciers s’enrichissent, tandis que les salaires des travailleurs baissent


Clarté
Octobre 2026


Les profits des grands monopoles de l’épicerie, IGA et Metro, ont grimpé en flèche depuis la pandémie, alors que leurs travailleurs, des entrepôts aux rayons des épiceries, ont vu leurs salaires stagner, voire baisser, au cours de la même période.
Les travailleurs de la CSN IGA Coop l’Unité aux Îles-de-la-Madeleine sont en grève illimitée depuis le début du mois d’août pour réclamer une augmentation de 2 dollars l’heure et de meilleures prestations de retraite. L’employeur a récemment proposé de soumettre les négociations à l’arbitrage, ce que le syndicat a catégoriquement rejeté à la suite d’un vote où 96 % se sont prononcés contre, affirmant qu’il ne voulait pas perdre le contrôle de son processus de négociation et de sa convention collective.
Les travailleurs syndiqués négocient aux côtés d’une vingtaine d’autres épiceries à travers le Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleurs des épiceries visent à améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.
Les travailleurs des entrepôts et des bureaux de CSN Laval Metro sont en grève depuis mars pour réclamer des augmentations salariales visant à compenser les pertes liées à l’inflation : 20 % pour la première année et 5 % pour les deux années suivantes. Le syndicat formule également des revendications concernant le travail à distance pour le personnel de bureau et l’amélioration de la sécurité dans les entrepôts. Malgré les bénéfices records de Metro, qui s’élèvent à 1,05 milliard de dollars pour 2025, l’employeur n’offre qu’une maigre augmentation de 11 % sur six ans.
Les travailleurs du secteur de l’épicerie ne sont pas seulement victimes d’exploitation en milieu de travail, mais font également face au double problème posé par la pratique de prix abusifs de la part de leurs employeurs.